Départ et Auckland
Samedi 19 décembre
Départ
Nous
prenons l'avion à 4h30 du matin après une courte nuit blanche : dernier
kai umu avant de partir chez Paino et Nicola, adieux à Sarah, Maia et
Gabriela, ensuite Pablo nous aide à boucler nos valises, boire un
dernier whisky, boire un dernier café et attendre l'heure de partir
pour Hihifo enregistrer les bagages. Air calin a avancé l'horaire de
notre vol et nous nous retrouvons tous les 5 (toujours avec Pablo) au
comptoir d'enregistrement puis au comptoir du bar de l'aéroport, pour
une dernière bière : on en a bu des derniers verres ce soir mais on ne
va plus se voir l'an prochain et les adieux sont plus faciles
vaporeuses.
Vol...
Nous
enchainons deux vols (1h30 de Wallis à Fidji sur Air Calin et 2h30 de
Fidji à Auckland sur Air New Zealand). Pour des durées de vol
similaires nous comparons les prestations et surtout les prix : y a pas
photo, l'une des deux porte bien mal son nom, c'est plutôt une claque
dans la gueule que prend le client. Une idée pour remplacer son ancien
slogan "un peu plus loin" : "un peu plus cher"...
Les
enfants sont rodés aux longs voyages et aux aéroports, pas le temps de
s'arrêter, un film ou un jeu sur l'écran individuel, le plateau repas
en même temps, contrôle de douane, tapis à bagages, bus, taxi ou
voiture de location... Rien ne les étonne, c'est presque frustrant, moi
j'en rêvais de prendre l'avion à leur âge...
Une
escale de 6 heures pour dormir à l'hôtel à Nandi et nous arrivons
crevés mais contents à Auckland, vers 19h. La soirée va être courte et
le sommeil lourd.
Dimanche 20 décembre au mercredi 23 décembre
Auckland
La
grande ville, la civilisation, les magasins, les restaurants et la
carte bleue qui chauffe, tout se paye, et après 6 mois sans
être sorti de Wallis, les tentations sont grandes...
On
peut se foutre de la gueule des touristes de base : Auckland
Museum, Zoo, Underwater world, Sky Tower et même un repas dans un
bon resto de la même tour au soleil couchant... On se fait la
totale... Pas plus de commentaire, on "s'individualise" dans notre
appart du centre ville, pas de rencontre, pas de bonjour ou à
peine en croisant un autre client dans l'ascenseur, une
parenthèse de vrai citadin dans notre vie insulaire... C'est
exotique pour nous...
Les
enfants s'exitent devant tant de tentations, de bruits, de
lumières, de trépidations. Nous arrivons à peine
à les laisser faire une sieste pour aller peinards rencontrer le
père Noël, dans le centre commercial le plus proche ou
à la boutique des All Blacks. D'ailleurs, ils l'ont aussi
croisé au coeur de la grande villle, Louise a fait semblant d'y
croire devant Eloi intimidé qui vit certainement ces derniers
moments de naïveté
Mercredi
matin : réveil en sursaut à 7h du matin, "Evacuate the
building using the fire escape", c'est la voix monocorde et forte
entrecoupée d'une sirène d'alerte qui nous intime l'ordre
par les hauts parleurs dans le plafond de sortir au plus vite par les
issues de secours, tous les occupants de l'immeuble de 10 étages
se retrouvent en pyjama au bas de l'immeuble alors que les pompiers
d'Auckland montent à l'assaut de cette fausse alerte.
Louise a eu le temps de faire un sac pour sauver... sa console de
jeu DS et son appareil photo, Eloi est en larme car il va tout
perdre... Il est grand temps de prende la route pour la Nouvelle
Zélande.