Christchurch 

Jeudi 14  janvier

Pluie...

On part pour Christchurch en matinée, sous le soleil, mais au fur et à mesure des kilomètres, le ciel s'assombrit et c'est sous la pluie, le vent et avec  un petit 13°C estival que nous arrivons dans la "caitale" de South Island... On s'arrête acheter des sushis pour le déjeuner et on file rechercher l'hôtel réservé la veille pour aller se mettre au chaud. Rien d'autre à faire cet après-midi que d'aller au cinéma dans le mall le plus proche : pour les enfants et Manu, ce sera Fantastic Mister Fox et moi, je vais attendre un peu en faisant des courses, la prochaine séance d'Avatar.

Vendredi 15  janvier

Le grand jour...

Les enfants sont sur le pied de guerre dès le matin, c'est le grand jour, nous allons à l'aéroport chercher Oona et Tonton François ! Nous avons quelques heures à perdre sur le parvis de la cathédrale, nous grimpons tout en haut du clocher puis Louise fait un tour de trampoling-élastique, Eloi ne fait que regarder, c'est un peu trop haut pour lui, all black mais pas téméraire...! On découvre notre hébergement pour la nuit, ce soir on dort en taule... L'ancienne prison de la ville fermée en 1991, a été transformée depuis en backpacker http://www.jail.co.nz (logement pas trop cher pour routard) et c'est à côté de la gare où nous allons demain matin prendre le train pour Greymouth. Je vais rendre la voiture de location, désormais, il nous faudra un modèle plus gros. 

14h40, la navette vient nous chercher ; 15h15, nous sommes pile à l'heure mais l'avion est retardé jusqu'à 15h42 alors on s'installe au meilleures places face aux portes automatiques des arrivées et les enfants trépignent ; 16h30, les portes s'ouvrent enfin sur Oona et François après avoir fait passer des gros, des petits, , des musclés, des vieux, des malades, des GI's américains, des chauves, des tatouées, des rousses, des coiffures improbables... et on s'est bien marré à faire croire à Eloi (qui perd un peu la mémoire des visages d'en France) que Tonton et Oona avaient bien changé depuis deux ans...

La navette ramène tout le monde à la prison. On s'y croirait vraiment, les chambres sont les anciennes cellules, le couloir, les portes, les barreaux, tout est en état... Une cuisine commune a été amenagée, les sanitaires des hommes et des femmes ont été installés dans un style "carcéral" en inox, les tables à manger sont dans le couloir. Il ne manque que les prisonniers et les matons... C'est un peu bizarre de dormir une nuit dans cet endroit où des gens ont été enfermé plusieurs années peut-être la fin de leur vie, y ont souffert le manque de liberté... J'espère que les vieux fantomes ne viendront pas nous faire faire de cauchemar. 

 Une petite bière locale d'accueil et François et moi, nous partons faire deux ou trois courses pour le repas de ce soir au centre commercial. Repas rapide de pâtes fraîches, salades et fraises (c'est toujours l'été ici et aujourd'hui le beau temps est revenu...) et distribution des cadeaux que le père Noël avait égaré en France pour Eloi et Louise. Et tout le monde file au lit, François et Oona sont carrément hâchés par 24 heures de vol et 12 heures de décallage horaire... Eloi s'endort sur son nouveau jeu de DS, Fifa 2009, et Louise en écoutant la musique que Tonton a chargée sur son MP3 tout neuf.  

Samedi 16  janvier

Stress...

Réveil carcéral matinal, juste le temps de boucler les valises, prendre un rapide petit déjeuner et le shuttle est déjà là pour nous emmener juqu'à Padington Station où nous prenons le train pour Greymouth, le Trans-Alpine, qui traverse les Alpes néo-zélandaise par Arthur Pass (col à un peu plus de 900 mètres). Je me présente au guichet et l'hôtesse d'accueil ne trouve pas mes billets... En réservant par internet le mois dernier, j'ai mis le bon jour mais je n'ai pas changé le mois, on devait prendre le train le 16 décembre... C'est une compagnie privée et je me vois déjà repayer les 400 euros de billet pour 6, et au pire ne plus pouvoir prendre le train, on est en pleine haute saison... Et bien pas du tout, encore une fois, l'accueil anglo-saxon des touristes nous épate : désolé pour moi, l'hôtesse cherche et trouve 6 places et ne me fait payer que la différence entre le prix du 16 décembre et le prix d'aujourd'hui... (Et ça, ce serait possible sur un ID-TGV ?...). Enfin bon, tout est bien qui finit, nous grimpons tous les 6, en dernier dans le train qui nous attend et nous partons pour une traversée est-ouest de l'île du sud en 4h30.