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 Carnet de août  2009
Carnet du jour


Lundi 31 août

Pas d'avion !!!

Plus d'avion depuis mercredi dernier, la dérive de l'Airbus habituel a été cassée au sol à Nouméa...

Bon, pour vous, pour nous, cela n'a pas d'importance, mais pour Eloi, cela en a, un colis-cadeau d'anniversaire n'est toujours pas arrivé... et le seul moyen d'arriver pour un colis, c'est l'avion !!!

Vivement mercredi !  Après un vol d'essai, la rotation habituelle devrait reprendre. 

Lundi 31 août

Toujours rien...

Manu a fini sa "quarantaine" et a déposé son masque et Louise, Eloi et moi sommes toujours indemnes...

C'est quand même un gros foutage de gueule, cette grippe ! Pas pire qu'une grippe saisonnière mais pendant ce temps les médias ont du grain à moudre et ne traîtent pas des sujets qui fâchent vraiment...

Dimanche 30 août

Pluie...

Il pleut depuis ce matin et comme on ne peut pas mettre le nez dehors, les enfants jouent aux LEGOs "pompiers" envoyés par Mami Luce et Papi Henri. J'ai réalisé la fabrication avec Eloi et maintenant, toute la maison résonne de "Pi Pon Lipe !!", c'est comme cela qu'Eloi imite le bruit du camion de pompiers (on en entend jamais ici et les seuls dont il se rappelle sont ceux d'Australie...), et je trouve ça plutôt réussi !

Jeudi 27 août

Anniversaire...

Eloi a 6 ans ! Cela se fête, au programme de la soirée, ouverture des cadeaux quand Papa rentrera de son conseil d'administration du lycée et repas avec Papi et Gaëlle (avec encore des cadeaux à ouvrir !). Ils ont même ramené deux colliers... non pas de fleurs comme c'est la tradition... mais de bonbons !! J'en ai amené un le lendemain à l'école pour partager avec les copains, les copines et le maître (c'est Paino qui fait le remplaçant de la maîtresse en ce moment). Je voulais manger du fromage et de la tarte aux fraises et j'ai été gâté. Je voulais aussi du poisson fumé, mais on garde le stock pour Mami Luce et Papi. Papa a fait du pain de seigle et du pain de petit épeautre.

Le plateau de fromage : Sainte Maure de Touraine, Chaource, Roquefort, Epoisse, Pont-Lévêque et Tomme de Savoie (ok, ce n'est pas du lait cru mais après plusieurs mois de sevrage, on se contente du peu), et le prix d'un tel plateau à Wallis : 8000 francs CFP soit près de 67 euros, mais on a pas 6 ans tous les ans !!

Jeudi 27 août

Restaurant réservé aux enfants...

Ce midi, le restaurant était désert selon les réservations... Je propose d'ouvrir et de réserver le restaurant aux enfants, avec un menu adapté : assiette de crudités, hamburger maison (y compris les pains), brownies au chocolat/crème anglaise avec un petit cocktail (sans alcool bien sûr) pour commencer... 

Louise et Eloi et leurs copains étaient bien sûr de la fête... 21 réservations, 16 présents en fin de compte (H1N1 est passée par là...), nous renouvèlerons l'expérience, c'est mieux que d'avoir un restaurant vide, même si le niveau sonore d'une bande de gamins réunis devient vite insupportable... Mes élèves ont apprécié, c'est le principal !

Lundi 24 août

H1N1, c'est ça aussi...

Manu a une poussée de fièvre dans l'après-midi de samedi, pas un symptôme de lendemain de fiesta, une vraie grosse fièvre à 40°... H1N1 parcours la petite île à vitesse fulgurante... Le couloir des urgences où nous attendons la consultation pour Manu est exigüe, chaud et ... crado !!  Il n'y a pas d'autre mot... tags, peintures craquelées, fuites d'eau, un masque usager par terre, c'est un peu une nouvelle définition de la quarantaine : rassembler une quarantaine de personnes qui s'échangent les miasmes sans masque dans la même pièce !! Deux petits vieux arrivent avec des problèmes respiratoires sous masque à oxygène. En fin de compte, nous attendons 2h30 pour ne pas voir un médecin, mais un infirmier et on repart avec un sac de doliprane et d'exomuc...  "Revenez lundi matin en consultation..."

Ok, alors lundi matin à 6h30, Manu est devant la porte des inscriptions pour les consultations, il y a déjà 15 personnes, à 7h30, elle se fait refouler par la secrétaire : "vous avez déjà eu une consultation aux urgences !", oui mais par un infirmier... Ce qui fait qu'elle n'a pas d'arrêt de travail et qu'elle peut continuer à aller contaminer les élèves... (une autre définition de la quarantaine...). Voilà comment on gère la grippe A à Wallis... Quand Manu ressort c'est plus d'une centaine de personnes qui attendent déjà leur tour pour espérer apercevoir l'un des deux médecins. Les trois bancs de la salle sont occupés, les malades attendent debout dans le couloir.

Les infos parlent bien de Nouméa et de Papeete, j'ai lu qu'à Wallis, la vigilance était de rigueur... Sacré vigilance !!

Si cela vous dit de venir remettre un peu d'ordre et de dignité dans ce foutoir, le poste de directeur de l'agence de santé est bientôt libre, allez, je vous donne le salaire : 18000 euros mensuel (120 000 de nos vieux francs !!!)... Hors maison et voiture de fonction... C'est pas mal comme argent de poche mensuel, non ??

Samedi 21 août

Pâté de tête

Deuxième édition du pâté de tête chez Paino. Ce matin, Paino a un peu bossé seul cette fois-ci, il n'a pas osé me réveiller après la virée au Maloya de la veille. Mais bon, il avait eu un bon prof la première fois, il savait faire... Nettoyer, karcheriser, brosser les têtes mises à tremper depuis la veille dans de l'eau salée. Faire cuire le tout dans un bouillon bien aromatisé. Trier la viande et la couper. Couler le tout dans des barquettes avec de la persillade et de l'ail hâché. C'est du boulot tout ça... On finira le dimanche. Les photos sont des photos "d'archive", celles de la première édition. En tout cas, je viens de goûter la chose ce matin (lundi) et c'est fabuleux !!


Vendredi 21 août

Anniversaire de Stéphane

Soirée imprévue et improvisée. On devait juste aller boire un verre avec Paino, Taani, Nicola et Stéphane et porter son cadeau à Stéphane. En fin de compte, on reste manger une jambalaya, on picole un ou deux verres, quelques gouttes... on confie les minots à Tapu, le frère de Taani (réveillé pour cela à minuit et demi...) et on file en boîte, la boîte, l'unique du territoire ! Le Maloya !! On se retrouve tout seul ! (vendredi ? grippe ?...), et on s'éclate bien jusqu'à 2 heures du matin et la fermeture. Paino nous offre un petit tour de l'île pour le retour. Super soirée, on s'est bien éclaté !



Samedi 15 août

Chorale

Ce soir, Manu chante à la chapelle de Lano avec sa chorale, quelques morceaux des Nocturnes de Mozart. Elle est partie répéter avec Nicola et Poncée (la soeur de Paino) vers 18h. On les rejoint vers 19h avec Paino et les enfants..."Mon seigneur", l'évêque de Wallis accueille les chanteurs et les spectateurs. La prestation de 20 minutes est réussie, malgré un signe du ciel : il faisait super beau en rentrant, il pleut à verse pour la sortie... Tout le monde finit la soirée au resto. Journée bien chargée, un after rapide à la maison avec Pablo et Paino et enfin, on file se coucher...

Les images dans l'ordre : Chorale / Manu et Poncée / Pablo / Nicola

Samedi 15 août

Cochon

Pour l'Assomption, les 6 villages du centre de l'île (dictrict de Hahake), préparent chacun le katoaga. Le katoaga est une tradition qui consiste en des offrandes présentées (cochons, nattes, ufis) puis redistribuées aux invités de marque, aux musiciens, à un visiteur, etc..., en fin de compte après distribution chacun ou presque en reçoit une part plus ou moins grosse... Le katoaga est réalisé à l'occasion des fêtes religieuses, civiles, des communions, des fêtes de village...

Haafuasia, aussi, un des six villages concernés et en l'occurence, notre village, préparait le katoaga, présenté sur la place du palais royal, place Sagato Soane (Saint Jean). Chaque famille, chaque maison, ou presque se réveille vers minuit/une heure du matin pour préparer son ou ses cochons, ses paniers de palme de cocotier pour présenter les ufis. Cette tâche incombe aux hommes, mais cette nuit là, certaines femmes également ne dorment pas pour préparer les fleurs et les colliers du lendemain

Je pars donc vers minuit et demi rejoindre Paino et Aliki chez Mahaga, au programme : tuer et préparer trois cochons. Cela va nous mener jusqu'à 5 heures du matin. C'est à dire que la nuit sera courte ou plutôt blanche.

D'abord, trouver les balles de fusil, c'est la misère, la vente est interdite sur le territoire alors c'est le système d... Après trois visites chez des voisins, nous avons les trois balles de 12 et en même temps nous avons emprunté un chalumeau... Les cochons abattus d'une balle dans le front (on ne saigne pas les cochons à Wallis), il faut enlever les poils au chalumeau, en les grattant avec une pelle, puis la lame d'un machette. Les cochons sont ensuite vidés méticuleusement en ne pratiquant que deux petites ouvertures au niveau du ventre et du cou (la présentation finale en dépend). Puis, ils sont remplis de morceaux de troncs de bananiers pour leur donner un aspect bombé. On finit ensuite au chalumeau pour les dorer en surface et pour les lustrer avec de la graisse fondue. Ce travail est entrecoupé de quelques pauses, café-cigarette-cigare local (tabac local roulé dans une feuille de bananier sèche en forme de cône...).

A 5 heures, enfin... les cochons sont prêts. Nous les chargeons sur le vieux pick-up un peu naze de Paino, je prends le volant et nous voilà partis pour la première étape, le fale fono du village (la salle commune), chacun dépose ses cochons, tous le monde se saluent : "Malo te mauli, Malo Paino, Malo Lole.." . Là, les responsables et le hoko, le chef du village, distribuent une première partie du katoaga, Mahaga, en tant que compositeur reçoit un cochon et moi en tant que l'un des deux papalagis présents, j'en reçoit aussi un (je comprends en entendant "te papalagi o Paino" que je suis concerné...). On file le déposer à la maison et on revient avec deux cartons de Foster comme un remerciement... L'autre papalagi n'en a ramené qu'un, on a gagné !! Ensuite, direction Mata-Utu, nous installons tous les cochons du village devant le palais, place Sagato Soane et nous rentrons à la maison, maintenant, ce n'est plus de notre ressort. Il me reste à couper mon cochon, en redistribuer une partie et à aller faire un petit somme...

Un petit lexique de wallisien : katoaga et sagato (les g se prononcent ng comme dans le ing anglais) / falefono ("faléfono") : salle commune /  Lole ("lolé") : c'est mon prénom en wallisien et dans le village, c'est comme ça qu'on m'appelle, enfin, c'est plutôt un diminutif, la version longue, c'est lolesio ("loléssio"), lole signifie aussi bonbon... 

Les images dans l'ordre : Paino en plein dans le mille / Rasage de cochon avec Telo / Farcir de bananiers, Paino / Farcir de bananiers, Ayrton / Farcir de bananiers, Lole / Pause café / Pause cigare au fale fono / Pause Foster au fale fono / Pick-up un peu naze et nos cochons / Place Sagato Soane / Découpage / Ayrton / Mahaga / Eloi et notre cochon


Mercredi 12 août

Thazard fumé

2 thazard de 10 kg, cela fait à peu près 12 kg de filets frais, qu'on est allé chercher à la pesée du concours de pêche de samedi dernier. Un  collègue en avait ramené 250 kg (environ une quinzaine de poissons...) !! Depuis, on a levé, salé et rincé les filets, avant de les fumer aujourd'hui chez Jeff et Nicole.

Le résultat est fabuleux, un petit bonheur gastronomique !! On fait des réserves en prévision de la venue de Mami et Papi, mais vu la quantité, on ne va pas se gêner pour en profiter avant.

Pour la recette, voir dans le carnet de recettes. ../carnet%20de%20recettes/recettes.html.

Dimanche 9 août

Tranquilles

Un peu fatigués par la soirée d'hier, on a passé ce dimanche, tranquillement, à la maison. Seule activité du jour, en fin d'après-midi, une virée en vélo sur le parcours de la course d'hier, Louise et moi.

Samedi 8 août

Marche et course

C'est aujourd'hui la troisième édition de notre marche et course dans le toafa (la brousse...). L'obectif : un tout petit peu la compétition pour les coureurs, mais suryout la convivialité et la joie de parcourir les pistes de Wallis au petit matin. Cette année, nous n'avons fait que de la piste, le parcours reprend une partie du chemin de l'an dernier mais la boucle est différente et termine autour du lac Kikila. 10 km dans le toafa, au milieu des cocotiers, des manguiers, des champs de cultures vivrières, ...

Nous l'organisons, Stéphane, Paino et moi, mais comme tous les ans, les volontaires sont les bienvenus pour nous aider (cette année, Virginie, Romuald, Fitu, Telo, Michel ont mis la main à la pâte) à flécher le tracé, tenir les ravitaillements, faire les sandwichs, gérer les arrivées... Manu, aussi, s'est levée tôt cette année, pour faire les sandwichs et gérer le ravitaillement de l'arrivée avec Virginie, elle a aussi bien assuré  pour les inscriptions et le mailing.

Tout commence vendredi soir, après une grosse semaine de pub par affichage mais surtout par bouche à oreille (on appelle cela radio cocotier ici, c'est le plus efficace des médias locaux...). Inutile de prévenir un mois à l'avance, on ne sait jamais ce que l'on fera le week end que la veille, à Wallis. Nous partons avec une promesse de 60 inscrits, la plupart nous ont réglé les 500 francs de frais d'inscription (il faut bien acheter les baguettes, le jambon, la peinture, les canettes de boisson, l'eau, les fruits secs, les gâteaux...). 

A 16h, Stéphane, Romuald et moi, accompagnés des enfants (Eloi et son copain Arthur, Edgar (les fils de Romuald) et Emile (le fils de Stéphane)) nous filons en pick up sur la piste avec un gros pot de peinture, des flèches fabriquées dans la semaine, un marteau, des clous et un gros pinceau. Notre mission du soir, baliser le parcours pour éviter d'égarer les marcheurs et coureurs dans l'épaisse végétation du toafa. Retour, à la nuit tombée, vers 18h30, à temps pour aller acheter le ravitaillement. Paino s'est chargé pendant ce temps de ramasser les cocos (en employant les gros moyens, une tronçonneuse, pour abattre deux cocotiers bien garnis de fruits), de les débourrer (enlever l'enveloppe : la bourre), une partie servira pour boire, une autre pour offrir des morceaux de coco frais pendant le ravitaillement (il reste encore à les casser et à retirer la pulpe). Encore deux ou trois détails à régler : laver les glacières, mettre les boissons au frais, boire une foster bien méritée et aller se coucher, la nuit va être courte.

Réveil à 5 heures : il faut remplir les glaciaires, aller chercher le pain frais, installer le départ, emmener les volontaires sur les ravitaillements et gérer les inscriptions de dernière minute. A 7h, heure du départ prévu, nous avons 80 inscrits et une vingtaine d'enfants (gratuit pour eux mais il faut quand même les ravitailler). Les marcheurs partent les premiers suivi quelques minutes plus tard des coureurs. Manu et Virginie ont environ 45 minutes pour compléter le ravitaillement et faire les sandwichs avant que les premiers coureurs n'arrivent. Une dernière précision : ce matin comme depuis 2 ou trois jours, il fait beau et chaud, et c'est tant mieux pour ce parcours sur des pistes en latérite, détrempées par des pluies récentes...

C'est Romuald qui arrive en premier après 40 minutes, une performance sur ce parcours. Stéphane termine troisième en 45 minutes et moi 6ème en 50 minutes. Paino lui est... derrière... mais pas trop loin quand même et c'est pas mal sans entraînement. Tous les participants qui arrivent au fur et à mesure sont ravis de ce nouveau parcours entièrement sur piste et avec une jolie boucle non loin de l'arrivée sur les berges du lac Kikila. Les journalistes de RFO sont aussi de la partie, un peu en retard, mais présents. On a le droit à un reportage sympa au journal du soir de RFO Wallis : l'arrivée, les commentaires ravis de participants, et les interviews de Romuald, le premier, et de Paino, pour la version wallisienne et de moi, pour la version française.

Et Louise et Eloi dans tout ça : Louise a fait le parcours avec Taani et Violène, et Eloi est resté jouer, au départ, dans la "cour" (l'immense pelouse plutôt...) de son école de Ninive avec ses copains.

On se retrouve le soir à la maison en petit comité d'organisation pour arroser ça autour d'un barbecue. On passe une soirée sympa et on se couche un peu tard, un peu fatigué et pas que par la course à pied...

Vendredi 7 août

Voyage voyage

Pas de photos, mais un fait marquant de la journée : les billets électroniques pour Mami Luce et Papi Henri sont émis et envoyés dans la boîte mail à Charnizay depuis l'agence de voyage de Wallis. Louise et Eloi vont pouvoir commencer le compte à rebours. Les colliers de fleurs sont commandés pour le 17 octobre, Henri reste 3 semaines, Marie Luce repartira plus tard, le 23 novembre. Nous battons ainsi le record de pas mal de potes et collègues papalagis : 3 visites en trois ans c'est inespéré ! (Marie Luce, une première fois en 2007, David et Delphine en 2008).

Cocos

Cueillir des cocos pour Paino, rien de plus simple : un beau palmier bien garni de noix, et ... une tronçonneuse.

Dimanche 2 août

Cata

Petit déjeuner américain : oeufs brouillés, pancakes maison, jambon... Tout cela pour être en pleine forme pour la journée portes ouvertes de Vakala (voir carnet d'adresses).

Louise va gérer le foc pour notre virée en hobie cat, un petit catamaran de sport, sur le lagon en face de Liku. 


Samedi 1 aout

Kava en poudre

Ce soir, on fait un bami (voir carnet de recettes) pour le départ de Line et de son fils qui passaient deux semaines de vacances chez Jésus et Ghislaine, nos voisins. Paino et Nicola se joignent à nous et on en profite pour boire le kava http://fr.wikipedia.org/wiki/Kava (pas de la racine, de la poudre, l'effet est moindre (Piper methysticum, est classé antidépresseur et anxiolytique naturel et calmant végétal...) mais le goût est là...)). Le kava se prépare traditionnellement avec de l'eau dans un tanoa, récipient en bois. Même les enfants ont le droit d'y goûter... sans forcément apprécier.